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Moniales Ermites de la Vierge Marie

Moniales Ermites de la Vierge Marie

Sœur Marie-Estelle





Je m’appelle sœur Marie Estelle depuis le 8 décembre 1983. La fête de l’Immaculée Conception marque mon entrée au noviciat dans un Institut de vie apostolique.

Je suis originaire de la région Valenciennoise. Ma famille était catholique mais c’était  une pratique « populaire », non enracinée en profondeur. Malheureusement, nous n’avions pas l’habitude de prier en famille. Nous participions à la messe du dimanche (faire la quête, chanter à la chorale), aux événements de la paroisse tels que la kermesse et j’ai toujours été scolarisée dans des établissements où il y avait une présence religieuse. Je pensais me marier et avoir six enfants !... Certainement pour compenser le fait d’être l’unique enfant que mes parents avaient pu avoir.

A 16 ans, à l’occasion d’un stage dans une clinique tenue par des religieuses, j’ai été très fortement impressionnée par leur don total au Seigneur et pour le service de la vie naissante. Au retour à la maison, j’ai constaté qu’il y avait un changement en moi. Tout ce qui m’attirait auparavant perdait de son intérêt et puis, expérience nouvelle, j’avais besoin de silence et de solitude. C’était incroyable ! Que m’arrivait-il ?? J’ai alors commencé à penser à la vie religieuse, à une vie totalement donnée au Seigneur.

Pendant mon noviciat, j’ai « rencontré » sœur Élisabeth de la Trinité, carmélite à Dijon de 1901 à 1906. Sa vie de silence et de solitude correspondait à un attrait très fort en moi et j’aimais ouvrir le livre du Père M-M Philipon La Doctrine spirituelle de sœur Élisabeth de la Trinité.

Cet appel à une vie d’oraison, de silence et de solitude pour une plus grande intimité avec Jésus ne m’a jamais quittée. En 2009, un changement important et imprévu dans ma vie a été l’occasion de laisser au Seigneur la possibilité de me « relancer ». J’ai demandé à ma Supérieure la possibilité de faire un stage dans un Carmel. Ma demande reçut une réponse positive de part et d’autre. Après quelques jours à l’hôtellerie du monastère, j’ai été admise en clôture. Je m’y trouvais comme un poisson dans l’eau.

Peu après, la Prieure, m’a informée du départ prévu de quelques sœurs en vue d’une fondation dans le département de l’Indre. L’idée d’une communauté plus petite, en lien avec un Centre Spirituel m’a tout de suite plu je lui ai fait part de mon désir de les rejoindre quand ce serait possible. Je suis venue frapper à la porte en décembre 2013. Elle m’a été ouverte !....

Depuis, notre fondation avance petit à petit. C’est une école d’abandon, de confiance en la Providence. J’essaye, car ici c’est ce qu’on apprend à faire, j’essaye donc de lâcher prise. Chaque matin, après l’office de Laudes, nous disons : « C’est la Providence de Dieu qui nous conduit. Qu’elle soit bénie à jamais. » Ça n’est pas qu’une formule car c’est vraiment Dieu qui nous conduit. Pour avancer sur ce chemin au rythme de Dieu (qui n’est pas forcément le mien), je trouve une aide précieuse dans la vie fraternelle, le témoignage des membres du Centre et les écrits des auteurs spirituels que, du fait de notre proximité avec le Centre Saint Jean de la Croix, il m’est donné de découvrir.

En effet, même si chacune nous sommes pétries des écrits de nos fondateurs et continuons de nous en nourrir, le fait de n’être pas, en quelque sorte, « enfermées » dans une spiritualité particulière me permet de recevoir de nombreux hommes et femmes qui, canonisés ou non, ont vécu dans l’intimité avec Jésus.

Notre vie est toute simple, ici il n’y a rien de très grand… Chut ! ça pousse…